Comment j’ai trouvé l’Amour de soi

Je suis dans un champ de bataille. C’est la guerre ici. Il y a des mines partout qui risquent d’exploser au moindre mot, au moindre mouvement. Je porte une attention particulière à tout ce qui m’entoure. Il y a un homme près de moi. C’est un guerrier meurtri. Son armure est grandiose et chargée de pierres précieuses. En regardant de plus près, je remarque que je peux voir au travers. J’y aperçois des larmes de rage, une énorme boule de feu et un petit garçon recroquevillé. Il semble captif de cette armure épaisse, semblant définitivement croire qu’il est protégé par celle-ci.

« Le massacre »

Le guerrier lance ses couteaux et ses flèches contre les compagnons de son armée. Il a décidé de faire équipe seul, d’éviter leurs regards accusateurs et d’en finir avec eux. Il utilise les seules armes qu’il connaît pour pouvoir avancer et pour ne pas regarder les erreurs qu’il a commises lors de cette bataille. Il préfère éliminer ces personnes qui l’entourent plutôt que d’admettre qu’il a eu tort, qu’il n’a pas pris les bonnes décisions.

‘’Incompréhension’

Moi, je suis paralysé par ma stupeur. Mais comment cet homme aux allures invincibles en vient-il à faire souffrir les membres de son armée? Ne devrait-il pas  écouter leurs conseils, apprendre à admettre qu’il peut parfois, lui aussi, avoir tort et qu’il a mal évalué sa stratégie?

J’aimerais intervenir devant ce massacre, mais peu importe ce que je vais dire ou faire, une mine m’explosera au visage et c’est moi qui vais souffrir. Je le sais, puisque j’en suis déjà à ma centième tentative de discussion et qu’à cause de cela, j’ai des blessures partout sur le corps. Certaines sont guéries, d’autres encore ouvertes.

‘’Impuissance’’

Je me sens impuissant. J’aimerais atteindre ce guerrier et lui dire qu’agir de la sorte lui fera du tort et ne servira à rien, mais je sais qu’il en profitera pour me lancer une flèche directement au cœur. Et là, ce serait le coup de grâce pour moi. Ce serait la fin !

Je suis triste de voir cet enfant en lui qui semble être si seul, démuni et apeuré. J’aimerais le rescaper, mais je dois me rendre à l’évidence : ce n’est pas ma bataille.

Je dois battre en retraite pour me sauver, sauver ma peau et celle des gens qui font partie de ma vie.

Je décide de tourner mon regard de l’autre côté, de changer mon point de mire. Je vois un chemin où il n’y a pas de mines. Je regarde une dernière fois cet homme et, sans lui dire, je lui souhaite bon courage. J’espère qu’il trouvera un moyen de libérer cet enfant qui tremble de peur afin de le réconforter.

‘’J’avance’’

Je quitte la zone de guerre en titubant. Je m’aperçois que j’ai reçu un couteau en plein cœur. En l’enlevant, je vois qu’il a fait moins de dommages que je ne l’aurais cru. En quittant cette zone de combat, les blessures commencent à guérir, mais cela prendra du temps et il y aura des cicatrices.

Je me réveille alors de ce cauchemar. Je ressens une pression au niveau de mon torse, due à la douleur émotionnelle causée par le choix que je suis obligé de faire ce matin. Je mets un pied à terre, je prends la décision que c’en est assez. Je décide enfin de m’aimer et de m’écouter. Je change de cap, afin de prouver à cet Amour de Soi qu’il mérite complètement de faire partie de moi.

C’est à votre tour maintenant. Quand allez-vous prendre la décision de suivre le meilleur chemin?

Alexandra Bourdages Jérôme, Entraîneur en potentiel humain, Sexologue et psychothérapeute

Rédaction en collaboration avec Marie-Belle Rédaction Créative www.redactioncreative.com